L’AUTEUR
Delamancha
Après une vie passée à compter à travers le monde, Delamancha se consacre désormais à raconter. Les chiffres lui ont appris la rigueur ; les mots lui ont offert la liberté.
BIOGRAPHIE
Des rives du punk à la littérature
Donq est le nom de plume de Delamancha, lecteur devenu écrivain sans jamais renoncer à se donner les moyens de voir ce que les autres laissent dans l'angle mort.
Nourri aussi bien par les classiques que par les contre-cultures, il emprunte les chemins de traverse pour raconter ce que les discours officiels laissent souvent dans leurs angles morts.
Longtemps, sa vie professionnelle l’a conduit dans l’univers des chiffres, de l’entreprise et de la décision. Entre le nombre et le mot, il a conservé un même goût pour l’observation des femmes, des hommes, des organisations et des mécanismes qui les animent.
Ses livres explorent la mémoire, l’amitié, les vies ordinaires, les faux-semblants du pouvoir, le travail, la famille et les métamorphoses de notre époque. Qu’il choisisse le récit, la nouvelle, le portrait ou la satire, il cherche moins à démontrer qu’à faire ressentir, moins à juger qu’à inviter le lecteur à regarder autrement.
Fondateur des Éditions de la Case Blanche, Delamancha défend une littérature indépendante où l’ironie côtoie la tendresse et où l’humour éclaire parfois la gravité.
Certaines vérités ne se démontrent pas : elles se vivent, elles se lisent, elles se partagent.
VOIX
Une phrase qui habite le texte
Delamancha cherche moins la phrase bien élevée qu’une voix : une voix qui accroche, respire, trébuche parfois et continue d’avancer.
Orwell, Huxley, Maupassant, Tchekhov, Katherine Mansfield, Hemingway ou Dostoïevski forment une constellation de lectures. Céline demeure inclassable, assurément infréquentable souvent, mais sa voix et son rythme restent difficiles à contourner.
Du côté musical, Joe Strummer, Poly Styrene ou Jake Burns rappellent que l’écriture peut également venir d’une énergie : voix éraillées, tendues, parfois presque cassées, mais toujours habitées.
UNIVERS
Tracks, traces et contrebande
Son univers se prolonge dans Tracks , carnet musical, album de traces et portulan personnel.
On y retrouve des morceaux, des lieux, des images, des souvenirs et des voix. Ce n’est pas un guide touristique, mais une manière de conserver ce qui accompagne l’écriture.
Tracks constitue également l’un des arrière-pays de 1977, récit dans lequel les chansons, les villes, les amitiés et les premières secousses du punk deviennent autant de repères intimes.
À LIRE SUR TRACKS
1984 — Orwell sur trois accords
Quand la réduction du langage imaginée par Orwell rencontre Capital Radio des Clash : contrôler les mots, contrôler les ondes et peut-être ce qu’il devient possible de penser.
Lire le billet →OUVRAGES
Chez Case Blanche
Les ouvrages de Delamancha paraissent dans les collections Angles morts et Cul Sec.
On y trouve notamment 1977, récit d’apprentissage musical et sentimental autour du punk, des amitiés et des années de bascule ; Bonnes nouvelles, recueil de textes courts et obliques ; ainsi que des projets consacrés aux portraits, aux lieux de mémoire et aux satires contemporaines.
D’un livre à l’autre, il s’agit toujours d’éclairer une époque, une voix, une scène oubliée ou une manière singulière de traverser le temps.